Tours gratuits et achat de bonus : ce que change vraiment le bouton
2026-08-14 · Camille Roussel

Comment le tour gratuit se déclenche
Le déclenchement classique passe par des symboles scatter : trois ou plus n'importe où sur la grille ouvrent une série de tours offerts. Presque tout le catalogue fonctionne ainsi, de Blade & Fangs de Pragmatic Play (96,05 %) à Guises of Dracula de Platipus (95,09 %).
Une partie du retour théorique du jeu vit dans cette phase. Chez les titres à volatilité haute, elle en concentre la majeure partie, ce qui explique les longues séries sèches du jeu de base.
La fréquence de déclenchement n'est presque jamais publiée par les studios. Elle se déduit de la volatilité annoncée, pas d'un chiffre officiel.
Choisir son mode de tours gratuits
Blood Hoppers de 7rings Gaming et Vampires vs Wolves de Pragmatic Play proposent plusieurs formules au moment du déclenchement : moins de tours avec un multiplicateur élevé, ou davantage de tours à multiplicateur réduit.
Ces options sont calibrées pour rendre à peu près la même chose en moyenne. Ce qu'elles modifient, c'est la dispersion : la formule courte à gros multiplicateur produit des résultats plus extrêmes dans les deux sens.
Il n'y a donc pas de « bon choix » dans ce menu. Il y a un choix cohérent avec la durée de session qu'on s'est fixée.
L'achat de bonus, et son coût réel
La mention « Buy Feature » apparaît sur une part importante du catalogue : Bloody Dawn, Bloody Waltz, Blood Diamond, Fang City, Book of Vampires, Blood Moon Riches, Bloody Murder, entre autres. Le bouton achète l'entrée directe dans la phase de tours gratuits contre un multiple de la mise.
Le tarif est calculé pour que le retour théorique reste proche de celui du jeu normal, parfois légèrement différent selon les studios. L'achat ne crée donc aucun avantage mathématique.
Ce qu'il crée, c'est un rythme : on passe d'une mise unitaire à un montant vingt à cent fois supérieur, plusieurs fois de suite. À budget constant, le nombre d'occasions de jouer s'effondre. C'est le vrai coût, et il est de nature comportementale.
Les multiplicateurs à l'intérieur de la phase
Bloody Waltz de Gamebeat, Bloody Dawn de Pragmatic Play et Blood Hoppers empilent un multiplicateur qui progresse pendant les tours gratuits. Blood Moon Express de Kalamba Games (97,48 %) préfère les wilds collants, qui restent en place pendant toute la série.
Ces deux approches produisent des courbes différentes. Le multiplicateur progressif récompense les longues séries de cascades ; les wilds collants stabilisent le rendement de chaque tour.
Blood & Shadow 2 de Nolimit City combine les deux logiques avec un système de paliers qui améliore la grille au fil de la phase, ce qui explique son plafond à 16 161 fois la mise.
Les jeux qui n'ont pas de tours gratuits
Nosferatu Bite Night de Jelly (94,04 %) n'a pas de série de tours offerts : il fonctionne par respins avec symboles collants et multiplicateurs aléatoires. Hit the Vampire d'Onlyplay repose entièrement sur un hold and win et des jackpots fixes.
L'absence de tours gratuits n'est pas un manque. Elle indique que la variance a été placée dans une autre phase, et souvent une phase plus courte et plus lisible.
Sur ces machines, l'achat de bonus, quand il existe, achète l'entrée dans le respin plutôt que dans une série de spins offerts : le calcul de coût reste le même.
Une règle simple avant d'appuyer
Avant tout achat, il vaut la peine de convertir le prix affiché en nombre de tours ordinaires. Cent fois la mise, c'est cent tours de jeu de base ; la question devient concrète.
Sur un jeu à volatilité haute, l'achat unique a de fortes chances de ne rien rendre, exactement comme un tour bonus obtenu naturellement. La différence est qu'il a été payé d'un coup.
Le mode démo permet de faire ce calcul sans engagement, et c'est de loin l'usage le plus utile qu'on puisse en faire.

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Les guides reprennent les mêmes exemples que les fiches de jeu, pour que chaque chiffre cité se retrouve à la source.

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